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16
mai
20h
Kyoto's Tale

Kyoto's Tale

exposition

Entrée libre
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Au détour des ruelles de Gion et jusqu’aux paysages d’Arashiyama, se croisent les imaginaires.
Les échos du passé, des traditions ancestrales et des présences invisibles entrent en résonance avec les récits, mythes et projections des visiteurs venus des quatre coins du monde.
Par touches, une pratique contemporaine apparaît : certains visiteurs revêtent le kimono pour parcourir les lieux, glissant, le temps d’une déambulation, dans une image inspirée des geiko et des maiko, les légendaires Geishas basées dans le quartier de Gion.
Mais la série ne s’attache pas à un sujet unique : elle circule entre fragments de réel - rituels de purification, paysages, présences animales, gestes du quotidien - pour composer un espace où le visible devient surface de projection.
Comme une immersion dans un territoire où le réel, l’imaginaire, l’Histoire et la perception se superposent, Kyoto apparaît ici comme un espace traversé, rejoué, habité.
Dans ce mouvement, se révèle une quête plus intime : celle d’habiter, ne serait-ce qu’un instant, une histoire empreinte de beauté, de mystère et de spiritualité - comme une tentative de réenchanter le réel.
L’utilisation de la pellicule Lomochrome Purple XR déplace les repères visuels et inscrit les images dans un entre-deux, entre rêves, souvenirs et réalités recomposées.
Les teintes de rose, de violet, de bleu et de rouge déposent un voile instable, presque irréel, où les temporalités se brouillent. Temples, carpe koi, végétation, architecture, corps et présences cohabitent dans une même continuité sensible.
Une sensation émerge : celle de naviguer à la frontière de la matière - là où coexistent les esprits, les mythes et les rêves - et où le regard humain cherche encore à faire émerger de la poésie dans un monde parfois trop brut.

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Anaïs Zamboni est photographe et autrice visuelle. Son travail s’inscrit dans une recherche artistique autour des territoires du sensible et du vivant, envisagés comme des espaces de transformation.
Formée notamment aux Gobelins Paris elle a développé son regard entre Londres et la France. Son travail a fait l’objet de sélections et d’expositions en France et à l’international.
À travers l’image, elle explore les liens entre corps, mémoire et perception, interrogeant la manière dont le réel visible agit comme une surface de résonance pour des dimensions invisibles - intimes, symboliques ou collectives.
Ses photographies ne documentent pas le monde : elles en déplacent les contours. Elles ouvrent des seuils où se rejouent des états, des mémoires et des formes de présence, dans une tension constante entre ancrage et altération du réel avec une attention à la beauté dans ses manifestations les plus subtiles.
Son travail considère l’image comme un espace de passage, où le réel devient le lieu d’émergence de dimensions invisibles.
À travers ses séries, elle développe une œuvre cohérente autour de la transformation intérieure, de la mémoire - notamment transgénérationnelle - et de la nécessité de réintroduire de la poésie, de la profondeur et du sensible dans notre rapport au monde.
Basée en France, elle développe actuellement un projet artistique lié à ses racines arméniennes.

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Entrée libre aux horaires d'ouverture
Samedi 16 : 20h > 00h
Dimanche 17 : 12h > 16h

à venir